La frustration de la blessure

BLESSURE (1)

Quand on fait du sport, se blesser est fréquent mais n’est pas une fin en soi. Peu importe le sport que vous pratiquez, et peu importe le niveau auquel vous pratiquez ce sport, il est fort probable que vous vous fixiez régulièrement des objectifs et que vous mettiez en place des programmes spécifiques pour atteindre ces objectifs. Quoi donc de plus frustrant que de se blesser à quelques semaines d’une échéance sportive ? Bon, il y a peut-être une chose de plus frustrante : ne pas entendre le réveil le matin d’une course par exemple mais ce n’est pas le sujet de mon article aujourd’hui 😉

Je ne suis pas spécialiste, je suis juste blessée et je veux partager avec vous mon état d’esprit et quelques conseils qui pourront vous être utiles.

Je prépare actuellement mon premier semi-marathon – je crois bien que le présent de l’indicatif dans cette phrase est quelque peu compromis mais je ne suis pas encore en phase d’acceptation de devoir tirer un trait sur mon objectif du mois d’octobre. Voilà donc la première étape pour une guérison optimale : accepter sa blessure et repousser ses objectifs.

Cela fait maintenant 1 mois que je me suis blessée ; efforts trop intenses, pas assez de récupération entre mes sessions, c’est un ensemble d’éléments qui ont favorisé cette blessure. J’ai commencé par voir un ostéopathe pensant que cela suffirait à faire passer la douleur. Son diagnostic a été rapide : tendinite du fascia lata et ses préconisations : du repos, des étirements et des massages. Facile, je partais en vacances quelques jours plus tard dans le Sud de la France.

Malgré tout, à la fin des vacances, j’ai commencé à ressentir de fortes douleurs sur l’intérieur du genou. J’ai donc consulté un médecin à mon retour de vacances et là, pareil que l’ostéo, un diagnostic rapide : tendinite de la patte d’oie avec une suspicion de lésion au ménisque. Un IRM plus tard et le diagnostic du radiologue est rapide également : mon genou est comme neuf, à part quelques tendinites dites normales pour les sportifs. Suite à cela, dans les jours suivants, les douleurs commencent à se dissiper : ô joie ! Je me laisse cependant 1 semaine de repos supplémentaire avant de reprendre, doucement, la course à pied.

running-573762_1280Malheureusement après 20 minutes de course, la douleur initiale qui part du genou et remonte jusque dans la fesse, était bel et bien revenue. Je reviens donc au point de départ ! Frustration, quand tu nous tiens.

Je sais que des semi-marathons ils s’en courent tous les weekends et que ne pas courir celui prévu dans mon planning de l’année, ce n’est pas la fin du monde, ce n’est que partie remise mais voilà, j’ai du mal avec l’imprévu. J’ai du mal à accepter que je ne pourrai pas courir ce semi parce que je m’y suis inscrite il y a plus de 2 mois, parce que j’en ai parlé à tout mon entourage et parce que ne pas courir le 25 octobre, pour moi c’est une forme d’abandon et j’ai du mal à en voir le côté positif. Pourtant, écouter son corps et apprendre à le connaître, c’est une forme d’intelligence et comme me l’a si bien dit un ami l’autre jour, je fais du sport pour prendre soin de mon corps et pas pour le détruire et il faut beaucoup de courage pour accepter la frustration de cet abandon.

Alors pour toutes celles et ceux qui sont comme moi, qui ont du mal à accepter le changement de programme, voici quelques conseils à appliquer qui vous rendront cette acceptation plus simple.

  1. Ne forcez pas. Une fois que la douleur est là, ne croyez pas qu’elle va repartir comme elle est arrivée ; malheureusement ça ne fonctionne pas comme ça. Dès les premiers signes de douleur, arrêtez-vous. Plus tôt la blessure est prise en charge, moins longue sera la période de guérison et plus vite vous recommencerez le sport.
  2. Consultez un médecin. Oui, certainement, vous avez dans votre entourage des personnes qui ont eu les mêmes symptômes mais ce n’est peut-être pas la même blessure alors il vaut mieux demander l’avis d’un spécialiste (ou plusieurs) et recevoir le bon traitement.
  3. Parlez de votre frustration. Cela ne sert à rien de broyer du noir dans son coin. Comme vous parlez à votre entourage de votre planning de courses ou de vos bonheurs sportifs, parlez également de votre blessure et de ce que vous ressentez à l’idée de ne pas continuer votre programme d’entrainement. Parlez-en à vos amis, parlez-en sur Twitter, il y a pleins de gens qui sauront vous faire voir la situation d’un autre angle et vous conseillez les meilleurs médecins dans votre région. C’est fait pour ça aussi les amis et les réseaux sociaux 😉
  4. Relativisez. Oui, c’est moi qui viens d’écrire ce mot. Je fais de mon mieux pour essayer de suivre ce conseil même si ce n’est pas facile pour moi. Des courses, il y en aura d’autres, si je dois abandonner celle-ci et bien tant pis. L’important c’est de pouvoir en courir pleins d’autres après, d’avoir un corps en pleine forme pour repartir du bon pied.

lecture (1)Et puis surtout, reposez-vous, prenez du plaisir dans d’autres disciplines si le sport ne peut plus faire partie de votre quotidien pour une certaine période. On utilise cette période de convalescence pour dormir un peu plus le matin, se remettre à la lecture, imaginer de nouvelles recettes de cuisine… Bref, pensez à vous 🙂

Vous êtes-vous déjà retrouvé(e) dans cette situation ? Comment gérez-vous les blessures pendant une préparation à une course ou autre épreuve sportive ?

8 réflexions sur “La frustration de la blessure

  1. OptimisFit dit :

    Salut!! Merci beaucoup pour ton article qui tombe à pique!! J’ai une entorse de la cheville, j’ai déjà fait 3 semaines d’attelle à mettre tous les jours et je pensais pouvoir reprendre doucement mais mon médecin est formel, pas de sport tant que le kiné n’a pas donné son aval (ce qui n’arrivera pas de suite). Du coup je reste sur des petits exercices à la maison mais ma seule envie, mon seul échappatoire est de courir. Ma vie est tellement compliquée en ce moment, j’ai envie d’aller courir, ne penser qu’à mon souffle, me vider la tête…. Il va falloir attendre encore quelques semaines

    Aimé par 1 personne

    • Hollyvia dit :

      Merci pour ton commentaire 🙂 Tu n’imagines pas à quel point je te comprends ! Mais pour l’entorse, j’en ai déjà eu plusieurs, et il faut vraiment bien la soigner et les séances de kiné sont indispensables. Si je me souviens bien, au bout de 5 séances, le kiné m’avait dit de recommencer à trottiner donc si tout va bien, d’ici quelques semaines, tu devrais pouvoir reprendre doucement ! Bon courage à toi et restons positives 🙂

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  2. Gwen dit :

    En traînant sur twitter, j’ai découvert ton blog et du coup ton article qui me parle…..
    Le plus difficile c’est de gérer la frustration…. Je me suis faite renversée par une voiture début juin à trois semaines d’une course que je préparais (mentalement et physiquement) depuis 9 mois. Autant dire que lorsqu’on m’a annoncer que je ferais pas de sport avant un moment je me suis mise à pleurer….
    Bon après j’ai relativisé, il y a plus grave dans la vie quand même….
    Pleins de courage et bon rétablissement.

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    • Hollyvia dit :

      Merci Gwen pour ton commentaire ! Ma pauvre, ça a dû être dur psychologiquement à 3 semaines de la course 😦 Tu as pu reprendre depuis ? J’espère que tu n’as pas eu trop de séquelles. Il faut relativiser effectivement, il y a plus grave dans la vie comme tu dis et il y en aura des centaines des courses encore mais cela reste tout de même frustrant et douloureux en plus ! J’espère vraiment que tu vas mieux… et merci d’être passée sur le blog 🙂

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      • Gwen dit :

        J’ai repris tout doucement la semaine dernière. Je fais des sorties de 5.5 km en moyenne… Mais je me dis que j’ai de la chance de pouvoir recourir quand même.
        Et j’ai repris le boulot et mine de rien ça joue aussi sur le moral donc c’est chouette.

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      • Hollyvia dit :

        Contente de voir que tu reprends petit à petit, ça va revenir tout doucement 🙂
        Et oui étrangement, le boulot c’est bon pour le moral ! Courage à toi !

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  3. greencoquelicot dit :

    Quand j’avais ma TFL j’avais écrit un article sur les 5 phases du deuil (OUAIS j’en étais à ce point de frustration haha). Mais je pense encore que c’est assez vrai, il y a des phases dans l’acceptation de son impuissance face à une blessure. On est triste, puis énervée (contre soi, le monde, le fabricant de baskets, ta pote qui court 10k par jour en bensimon et qui n’a jamais mal nulle part, la vie qui est vraiment trop injuste…). bref tu vois le tableau 🙂 Et puis un jour tu te dis que c’est pas si grave (le fameux « relativisez » !), et un autre jour encore, pouf tu es guérie ! (après du repos et des massages tout de même 🙂 ). Je te comprends à 100%, mais d’ici octobre c’est très probable que tu sois guérie et apte à courir ce semi !
    Pour les massages, je te conseille huile d’arnica + quelques gouttes d’huile essentielle de gaulthérie couchée 🙂

    Aimé par 1 personne

    • Hollyvia dit :

      Merci ma belle pour ton commentaire ! J’y ai pensé aux phases du deuil aussi ! J’ai été complètement dans le déni au début « j’ai pas mal, je vais courir »… et je reçois les notifications de Run Keeper de mes potes qui préparent les 20km de Paris « Machin vient de courir 13km », grrrrr je vous déteste… Bref maintenant j’attends… ça va beaucoup mieux mais je sais que je ne peux pas encore courir. Pourtant j’ai mon dossard pour la Parisienne dimanche ; je suis censée prendre le départ avec l’équipe Vital Mag’ donc je croise les doigts pour pouvoir faire ces petits 6.7km 😉

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